


Comment fait-on le deuil d’un amour ? C’est la question qui traverse ce projet de court-métrage, imaginé et réalisé en Normandie avec Flavien sur les plages de Ouistreham. Un même projet, deux façons de le raconter : un court métrage, A Grief of Love, pour mon regard de vidéaste, et une série photographique, pour mon regard de photographe.
Une rencontre avant tout
Tout est né d’une séance inspiration, comme j’aime les appeler : un moment de création libre, sans commande ni cahier des charges, en collaboration avec un modèle. Il m’arrive d’en faire de temps en temps, mon dernier projet étant celui avec Dominique & Greg. Avec Flavien, c’est parti d’un coup de foudre artistique mutuel. Chacun avait remarqué l’univers de l’autre, et l’envie de travailler ensemble s’est imposée très vite et ce, malgré le fait que nous nous étions jamais vus auparavant. Moi, je vis dans le Cotentin. Flavien, lui, habite près de Paris. Ouistreham s’est imposé presque naturellement comme point de rencontre, un lieu entre nos deux lieux de vie, avec la mer, les dunes et une lumière normande qui ne déçoit jamais.
Un même homme, deux chemins
Dans A Grief of Love, Flavien incarne deux personnages. Le même visage, mais deux manières de traverser la même perte.
Le premier est vêtu de blanc. Il fait beau, le soleil se couche sur la plage. Dans sa main, une bouteille, et à l’intérieur, une lettre. Il n’a pas l’air triste : il semble serein, presque léger. Puis il rend la bouteille à la mer. Un geste simple, celui de quelqu’un qui accepte de lâcher prise.
Le second, en parallèle, porte le même visage mais une tout autre allure. Les cheveux trempés, un carnet à la main, il relit les mots qu’il a écrits. Il est contrarié, instable, déchiré. Cette lettre-là, il ne la confiera pas à la mer : il la brûlera.
Deux lettres. Deux gestes. Deux façons de dire adieu.
Et vous, qu’y voyez-vous ?
J’ai voulu que ce film laisse une place au spectateur. Plusieurs lectures sont possibles, et aucune n’est la bonne. Et si c’était le même homme, à quelques mois d’intervalle ? La colère d’abord, puis l’apaisement. Le personnage en noir serait alors un état passé, celui que l’on traverse avant de pouvoir enfin respirer. Ou bien deux versions d’une même vie, dans des mondes parallèles ? Deux hommes qui ont vécu la même rupture, mais qui ont fait des choix différents. Ce qui compte, c’est le message au cœur du film : face à un deuil, quel qu’il soit, il existe toujours plus d’un chemin.



La série photo, des fragments de l’histoire
En parallèle du film, j’ai réalisé une série de photographies, comme des fragments figés de ces deux univers : la lumière dorée et la douceur d’un côté, le clair-obscur et la tension de l’autre. Je vous invite à découvrir les images réalisées juste en-dessous :













































Mon premier court métrage en Normandie depuis mon retour à la vidéo
Ce court métrage marque une étape importante pour moi. Photographe et vidéaste depuis 2018, j’ai longtemps laissé la vidéo au second plan. Cette année, j’ai décidé de m’y remettre vraiment, avec une approche cinématique : une lumière travaillée, des plans qui prennent le temps, une ambiance qui raconte quelque chose. Je me forme aujourd’hui sur DaVinci Resolve, pour le montage et l’étalonnage. A Grief of Love est le premier projet d’ampleur de ce nouveau chapitre, et j’en suis particulièrement fier.
Ce projet m’a rappelé une chose essentielle : les plus belles images naissent de la confiance et de l’envie partagée, même entre deux personnes qui se rencontrent pour la première fois. C’est exactement ce que je cherche à créer avec chacun de mes clients, en photo comme en vidéo.
Vous avez un projet de film, de clip ou de séance photo, en Normandie, Bretagne, Paris ou ailleurs ? Contactez-moi, j’aurai plaisir à en discuter avec vous.
